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Témoignage Florent Canini Inox Pyrénées

Témoignage Florent Canini Inox Pyrénées

Catégorie : temoignage 
Auteur(s) : Florent CANINI
Date : 21 février 2022
Durée de lecture < 3 minutes
Sommaire

Ça va mieux en le disant

La résolution quotidienne des problèmes, une discipline qui devient culture d’entreprise et finit par porter ses fruits. Témoignage de Florent Canini, dirigeant de l’entreprise Inox Pyrénées 

 

Je suis dirigeant d’Inox Pyrénées depuis 2012. Nous faisons tout type de produit inox sur mesure, pour différents comptes. Nous avons 18 salariés.  Notre entreprise, basée depuis 3 ans sur la commune de Larressore, a connu une croissance très rapide : environ 12 embauches en 10 ans.

Avec cette mutation rapide, nous sommes passé du statut d’artisan, à artisan structuré puis à une entreprise industrielle, que je définis comme une industrie agile. De ce fait, je souhaite garder ce qui a fait notre force, et ce qui nous permet de rester proche de nos clients, c’est notre agilité. J’ai fait le choix de mettre en place une culture de résolution des problèmes quotidiens. Le mot d’ordre est devenu le suivant pour les salariés : « tous les problèmes doivent être remontés et résolus dans un seul but : ne jamais refaire deux fois la même erreur ».

C’était une condition Sine qua non de notre mutation. Comme pour une mue, nous changeons de peau, mais pas d’état d’esprit, ni de philosophie d’entreprise. Cet état d’esprit, c’est le respect des valeurs partagées et définies avec mes collaborateurs : satisfaction client, réactivité, qualité et esprit d’équipe, cette dernière étant l’élément fondamental de notre évolution

Pour être concret, nous nous sommes organisés ainsi : tous les jours à 13h, les opérateurs remontent à notre Manager de production les problèmes qu’ils ont rencontrés le matin et la veille. Ce manager s’évertue à faire de cette remontée une action concrète et commune en leur expliquant que cette démarche est là pour favoriser et servir l’entreprise. Ensuite, le manager fait un tri et enclenche des « PDCA », c’est à dire des projets internes pour analyser et solutionner les problèmes les plus impactants. Une fois les solutions trouvées et mises en place, les collaborateurs doivent s’engager à ne plus refaire la même erreur si elle était à l’origine du problème étudié.

Mais cette culture de remonté des problèmes n’est pas facile à partager. Il nous a fallu plus de 6 mois pour commencer à avoir un bon niveau d’adhésion des collaborateurs. En tant que dirigeant, je me force à ne pas participer aux séances de remontée des problèmes. Ma présence pourrait en effet inhiber la mise au jour de certains problèmes sensibles. Je préfère intervenir à la fin, de manière sporadique, lors d’une réunion où je prends le temps de suivre l’avancée des PDCA, et de féliciter les équipes sur les résultats atteints. C’est l’occasion pour moi de rappeler les valeurs de l’entreprise. Mais aussi l’occasion de voir si les salariés sont sur la bonne voie vers un état d’esprit que je vise à moyen terme : faire en sorte qu’ils résolvent les problèmes de manière autonome, sans aucune participation de leurs managers.

Florent CANINI
Dirigeant
Inox Pyrénées