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iDESO – Edito Lettre #213

iDESO – Edito Lettre #213

Catégorie : edito 
Auteur(s) : Elias Agouri - Charlotte DENECKER
Date : 11 septembre 2022
Durée de lecture < 5 minutes
Sommaire

Une priorité pour la rentrée 2022 : apporter de la sérénité aux chefs d’entreprise face au contexte anxiogène

 

Alors que les pressions et incertitudes pesant sur les entreprises se renouvellent et s’accroissent, les chefs d’entreprise doivent prendre soin d’eux afin de prévenir l’épuisement au travail. Pour rester aussi sereins que possible et continuer à prendre des décisions avisées, il est important qu’ils sachent écouter, s’accorder du temps, se connecter à leurs pairs et fassent évoluer leur mode de management.

Le niveau de stress chez les chefs d’entreprise est maximal. Conséquence : une augmentation de leur exposition au risque de burn-out. Depuis plus de 2 ans, toutes les études confirment la hausse des cas d’épuisement professionnel au sein de cette catégorie socioprofessionnelle – un niveau qui n’a jamais été aussi élevé. En 2020, l’Observatoire Amarok en 2020 estimait à 50,9% le taux de chefs d’entreprise présentant un risque de burn-out, dont 9,2% dans la catégorie à « risque très élevé nécessitant l’aide rapide de professionnels ». En mai 2021, 17,5% des dirigeants de TPE-PME étaient reconnus en état d’épuisement professionnel selon une étude du Groupe VYV – Harmonie Mutuelle auprès des dirigeants de la CPME[1].

Les conséquences de ce processus lent et progressif ? La dépression, voire le suicide. L’Observatoire national du suicide estimait en 2020 que « 27% des dirigeants d’entreprise auraient déjà envisagé sérieusement de se suicider, soit la même proportion que dans la population des chômeurs ».

 

Un risque qui continue à s’amplifier 

Pour autant, on ne peut pas blâmer nos patrons de PME et ETI qui ont actuellement moult raisons possibles de sombrer. L’enchainement de crises totalement imprévues et inédites d’abord : des crises sanitaires (Covid), environnementales (multiplication des événements climatiques extrêmes) ou encore géopolitiques (déclenchement de la guerre en Ukraine, tension entre la Chine et Taïwan). Les diverses pressions internes et externes qui pèsent sur l’activité des entreprises ensuite : ruptures d’approvisionnement, inflation, difficultés de recrutement, évolutions du management… Plus que jamais, le chef d’entreprise pilote son activité à vue, avec une grande difficulté à maintenir un cap. Et pour ne rien arranger, de nouvelles incertitudes sont récemment apparues, liées à la récente augmentation des taux et aux difficultés à venir pour emprunter ou rembourser un prêt.

Face à cette situation, deux tiers des chefs d’entreprise se disent préoccupés par la santé mentale et physique de leurs collaborateurs (source : étude Malakoff-Humanis 2022 – « Et si ma mutuelle… »), à en oublier qu’ils doivent aussi prendre soin de leur propre santé, condition pour que leurs entreprises résistent aux chocs. Car c’est la sérénité qui permet d’avancer et de bâtir. Il est essentiel de pouvoir prendre du recul, de percevoir un semblant de lumière dans un brouillard épais pour oser et continuer à avancer…

 

Quatre domaines sur lesquels agir pour retrouver un peu de sérénité

Face à ce constat, les chefs d’entreprise peuvent agir sur quatre domaines afin d’éviter de « collapser », de retrouver une certaine tranquillité d’esprit et un regard distancié, sans cesser d’être responsable et impliqué : l’écoute, le temps, les relations, et le management.

L’écoute : un chef d’entreprise doit savoir s’appuyer sur ses collaborateurs, son entourage professionnel et ses contacts personnels. Il doit aussi écouter ce que les uns et les autres ont à dire sur la situation, même si les propos tenus le dérangent ou ne vont pas dans le sens attendu. S’il n’est pas indispensable de tout prendre pour argent comptant, un regard extérieur permet toujours de considérer la situation sous un angle complémentaire à celui du dirigeant, d’apporter de nouvelles clés de lecture et d’identifier de nouveaux leviers à actionner.

Le temps : le chef d’entreprise s’accorde rarement du temps libre, alors qu’il est fondamental de savoir s’octroyer des temps de repos et de respiration. Tout le monde a besoin de soupapes pour ne pas imploser. Peu importe ce à quoi ce temps est consacré – sport, culture, jardinage, bricolage, voyages, méditation… -, tant qu’il permet de relever la tête, de lâcher ses dossiers, de lâcher prise. Être bienveillant avec soi-même est essentiel pour préserver sa santé physique et mentale.

Les relations : le chef d’entreprise gagne toujours à échanger avec d’autres entrepreneurs et acteurs de l’écosystème. Ils lui apportent des éclairages nouveaux, aident à sa créativité. Clubs d’affaires, associations patronales, entrepreneuriales ou sectorielles … peu importe. Ce qui compte, c’est d’être avec des gens qui partagent la culture de l’entrepreneuriat et le désir d’avancer, et comprennent la posture de l’entrepreneur. Partager des énergies positives de pairs est ragaillardissant et stimulant.

Le management : le temps du patron de PME qui endosse tout et souffre en silence est fini. Les jeunes chefs d’entreprise l’ont d’ailleurs bien compris, ils ne veulent plus « tout sacrifier pour l’entreprise ». Quelles pistes ? Par exemple privilégier des projets à plusieurs associés. Dans certains cas, opter pour un statut salarié. Il faut aussi trouver le bon mode de management, responsable et responsabilisant. Aucune approche ne prévaut, toutes les pistes sont à étudier. Celle du management dit éthique est l’une d’elles : il repose sur le bien-être des collaborateurs afin de développer leur confiance en eux et leur capacité à agir et résoudre les problèmes. Il s’appuie sur l’exemplarité de chacun comme inspiration pour tous.

Notre Association Ideso Accompagne les dirigeants et cadres d’entreprises à travers les stages Manager-Leader « AGIR SUR SOI »- « AGIR AVEC LES AUTRES » et « PERFORMANCE et HARMONIE » pour retrouver de la sérénité , prévenir l’épuisement et surtout faire attention à lui ( Voir le ZOOM de ce mois-ci)

En définitive, pour retrouver la sérénité et prévenir le burn-out, l’important est de lutter contre la tendance naturelle du chef d’entreprise à tout assumer, à ne pas déléguer et à ne pas écouter. Pour veiller sur son entreprise comme sur ses équipes, un chef d’entreprise doit donc d’abord faire attention à lui.

Source : https://www.forbes.fr/entrepreneurs/une-priorite-pour-la-rentree-2022-apporter-de-la-serenite-aux-chefs-dentreprise-face-au-contexte-anxiogene/?mc_cid=0a41dd0265&mc_eid=745b34e550/

Elias Agouri - Charlotte DENECKER
contact@ideso.fr
06 08 89 34 61 – 06 28 43 22 63