Parmi les technologies mises en avant par l’Industrie du Futur, la cobotique connaît un développement significatif depuis plusieurs années. Ce terme désigne l’ensemble des systèmes automatisés capables de collaborer avec les humains.
Dans la majorité des cas, un cobot reproduit des gestes programmés à proximité immédiate d’un opérateur, sans obstacles tels que protecteurs ou dispositifs de sécurité. En cas de contact, le cobot s’arrête automatiquement. Il est qualifié de "collaboratif" car il peut stopper ou ajuster ses mouvements en fonction de la présence humaine.
Il s'agit là de la version la plus simple.
Dans des versions plus avancées, le cobot adapte ses actions à celles de l’opérateur, en travaillant simultanément sur le même objet.
Exemple : un cobot qui ajuste la position d’un boîtier électrique en fonction des fils insérés manuellement par un opérateur sur chaque face.
Les entreprises qui expérimentent la cobotique cherchent avant tout à :
Leur but n’est pas de tout automatiser, comme c’est le cas avec des robots industriels classiques.
Cependant, certains points de vigilance doivent être pris en compte dans tout projet de déploiement de cobots.
Certaines tâches, dites "de force", sont à éviter pour un usage collaboratif : meulage, perçage, déplacements rapides, etc.
Dans ces cas, le niveau de dangerosité impose la mise en place de dispositifs de sécurité, conformément à la Directive Machines 2006/42/CE.
Même si les cobots intègrent des capteurs de présence et des fonctions d’arrêt automatique, une analyse de risque peut exiger de protéger l’opérateur contre l’activité elle-même du cobot.
👉 Il est donc recommandé de limiter leur usage à des tâches :
Il est essentiel de se poser la question suivante :
Le cobot va-t-il gêner ou appauvrir le travail humain ?
Quelques exemples :
En cas de panne, il faut pouvoir reprendre le travail manuellement sans désorganiser tout l’atelier.
Plus on introduit des technologies (robots ou cobots), plus on fragilise la continuité de production.
Bonnes pratiques :
Avant de se tourner vers une solution technologique, il est parfois utile d’examiner les leviers organisationnels :
Ces pistes sont souvent sous-estimées alors qu’elles peuvent être très efficaces.
La CARSAT Aquitaine accompagne les entreprises dans leurs projets de prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (TMS, chutes, etc.).
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Consultez également les dossiers de l’INRS dédiés à la prévention des risques professionnels du site de l’INRS :
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L’école d’ingénieurs ESTIA, à Bidart, forme des étudiants à la conduite de projet technologiques en intégrant les points de vigilance sur l’intégration des nouvelles technologies sur le travail humain, que ce soit dans le cycle Ingénieur, Bachelor ou en formation continue (Master IP et Certification Manager Agile).
Par
Patrick Badets (ESTIA Recherche)
Xavier Dotal (CARSAT Aquitaine)
